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« L’intelligence du Stress », par Jacques FRADIN, édité chez Eyrolles

Docteur en médecine, spécialiste des neurosciences, Jacques Fradin a fondé et développé l’Approche Neurocognitive et Comportementale (ANC). « L’intelligence du Stress », qui reste son ouvrage de référence, nous explique dans un langage accessible comment créer davantage d’équilibre et de sérénité dans nos vies personnelles et professionnelles en comprenant -et surtout en utilisant- les différents mode de fonctionnement de cet organe complexe et merveilleux : notre cerveau… 

 

Morceaux choisis

 

(Chapitre 1, section « Le stress, signal de détresse d’une intelligence préfrontale inconsciente »):

 

« L’intelligence préfrontale est le sommet de l’intelligence humaine. Située derrière notre front (…) elle est adaptative, créative et globale, donc porteuse de toutes les caractéristiques qui font l’humain. Le préfrontal gère également l’intelligence sociale, la capacité à percevoir finement un contexte relationnel, à deviner l’intention d’un interlocuteur, à faire preuve de tact ou de générosité.

Quand l’intelligence préfrontale n’est pas en accord avec une pensée ou une action provenant des territoires automatiques (qui réagissent de manière instinctive « en mode survie » ou sur la base de nos convictions et de nos apprentissages bien ancrés), ce conflit intérieur semble détecté par le cerveau reptilien et traité comme un signal de danger, générant l’apparition du stress ».

 

(Chapitre de conclusion):

 

« Nous pouvons amener un interlocuteur à changer de point de vue, du moins si nous constatons que son stress et ses modes mentaux traduisent une dissonance interne : sa propre intelligence est en désaccord sérieux avec son discours. Mais que faire pour l’amener peut-être à quelque dialogue ou remise en cause ? Nous assurer, bien sûr, de notre propre mode mental, de notre calme. Puis tenter de l’amener, par un questionnement dit pré-frontalisant, à nuancer ses positions, considérer les points de vue des autres et les problèmes que cela pourrait lui poser pour atteindre ses objectifs, construire un plan B si le A ne fonctionne pas, argumenter les relations entre les causes et les effets, envisager les risques pris par toute décision… et indécision, etc. Il n’est donc plus autant besoin de batailler sur le fond, du moins pas tout de suite, le changement de mode mental suffisant la plus souvent à ébrécher les certitudes bien plus sûrement que la démonstration du contraire. Et à ouvrir un vrai dialogue constructif et convivial.»

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